Gordes, Apt, les ocres de Roussillon

Voyage de 2 jours les 21 et 22 mai 2019

Après un voyage de 3 h, bien que levés tôt, nous sommes tous de bonne humeur et nous
arrivons à Lumières, de Goult dans le Lubéron. Nous découvrons avec émerveillement
notre hôtel  » Notre Dame de Lumières ». Notre guide Elodie monte nous rejoindre dans le bus.
Nous partons immédiatement visiter Gordes. 
Notre route nous conduit entre de curieux murs de couches superposées de pierres
rehaussés de pierres posées perpendiculairement, les unes contre les autres.
Le village des bories, (lieu à découvrir une autre fois), est construit avec
le matériau disponible sur place. Ce village a été oublié mais en 1969, la restauration débute, grâce à Pierre Viala. En 1984 la ville de Gordes devient propriétaire du village.
Arrivons maintenant  au centre de Gordes, un des plus beaux villages de France qui est bâti
sur les pentes du plateau de Vaucluse. La situation exceptionnelle de la colline
exposée au soleil sur un promontoire facile à défendre, la proximité de l’eau,
tout concourait à favoriser l’implantation de l’homme primitif.

Le château fort, dont l’origine remonte au XIe siècle, fut souvent remanié au cours des
siècles (pillage par les brigands, guerres de religion, affaire des Vaudois).
En 1811, les révolutionnaires attribuèrent ce château à la commune.
Tout d’abord la place de Gordes avec les murailles et les tours du château,
entourée de maisons de pierres taillées, nous accueille avec son marché.
Une petite chute sans gravité nous a permis enfin d’utiliser la trousse de secours.
Empruntons les ruelles descendantes (pas d’âne), avec un peu de peur pour nos adhérents marchant mal.
Mais le panorama est tellement beau que rien ne les arrête. Nous découvrons les vallées
de l’Imergue et du Calavon, les collines d’ocre de Roussillon et les cimes des Alpilles.
Au Nord, c’est le plateau du Vaucluse aride qui s’étend  jusqu’ au mont Ventoux et le
désert d’Albion. Nous longeons la façade du château avec les mâchicoulis et
l’échauguette datant du XVIème. Beaucoup de marches pour nos pauvres adhérents
que nous récupérons tous à l’emplacement du marché.
Nous repartons dans notre bus pour déjeuner à Lumières. Le personnel de l’hôtel nous
a été présenté et le repas fut excellent et très bien présenté.
L’après-midi nous visitons Apt avec sa superbe cathédrale st Anne construite
entre le 11è et le 12é s. mais remaniée depuis mélangeant le style roman et
gothique. Sa crypte sur 2 étages le niveau supérieur roman et le niveau inférieur
est d’époque carolingienne. Notre courageuse équipe est infatigable et nous nous
rendons au musée de l’Aventure industrielle. Installé dans une ancienne usine de
fruits confits, ce musée représente les 3 activités industrielles d’Apt et leur évolution du 19è à nous jours : la fabrication de fruits confits, l’exploitationde l’ocre et la faïencerie.

Exposition très intéressante mais très étouffante
aussi partons-nous assez rapidement. Certains gourmands vont acheter des
fruits confits dans des vrais ateliers.
Nous prenons possession de nos magnifiques chambres. Notre repas, servi à
19h30 est toujours excellent. Notre petite heure de liberté avant le souper nous permet
d’admirer la splendide chapelle Notre Dame de Lumiéres attenante à l’hôtel.

 

 

 

 

Le diaporama projeté ensuite sur la Provence nous a permis de revoir tous les sites dont un certain nombre connus lors de nos sorties BAP. Par contre la fatigue a vaincu un certain nombre d’entre nous.
Le second jour nous promettait d’être aussi enrichissant que le premier.
Notre guide Elodie, fidèle, nous a accompagnés toute la journée.
Le programme prévu était l’abbaye de Notre Dame de Sénanque, l’après-midi
était consacré aux ocres.
Le matin nous avons rajouté la visite de Goult qui a enthousiasmé tout
notre groupe, plus que Gordes. Nous avons trouvé un village propre entièrement
construit en pierres et avec des jardins magnifiques. Goult, bien que moins
perché et moins escarpé aussi, est dominé par son château. Dans le haut du village,
nous avons pu admirer le moulin qui a retrouvé ses ailes.
Après un court circuit en bus, nous arrivons à cette fameuse Abbaye de Sénanque à 4km de
l’agglomération de Gordes. Cette Abbaye fut créée en 1148 par l’Abbaye de Mazan.
L’abbaye groupe ses constructions romanes, bien conservées. Depuis la route, le vuede la vieille abbaye avec son abside en hémicycle, le massif de Sacouole, son clochercarré et ses toitures de lauzes est une apparition magnifique.

Après avoir prospéré jusqu’au  XVIe siècle, l’abbaye périclite et les guerres de religion aggravent sa décadence.
Le monastère est mis à sac en 1543, mis à sac et incendié, racheté puis de nouveau fermé,
la vie reprend de 1927 à 1969. L’abbaye dépend aujourd’hui de Lérins et abrite de nouveau 7 moines.
Nous avons pu pénétrer dans le dortoir, salle longue de près de 30 m dont une porte donne directement sur l’église. Nous déambulons ensuite dans le cloître qui est toujours un lieu de prière.
Les chapiteaux sont ornés avec simplicité de fleurs ou feuilles variées. La salle du chapitre,
lieu de lecture d’un « chapitre » de la règle de St Benoit, nous montre une voûte imitant
une croisée d’ogives construite vers les XIVe et XVe s. Le chauffoir, unique pièce
chauffée par une grande cheminée, servait de scriptorium.
N’oublions pas que des risques d’effondrement des contreforts de l’Abbaye existent encore aujourd’hui.
Après cette visite, nous retournons à l’hôtel pour notre repas, toujours aussi délicieux.
Son propriétaire vient nous dire adieu dans le bus et nous souhaite de revenir.
L’après-midi est consacré aux ocres. Nous nous rendons à Roussillon, également un des plus beaux villages de France. Nous nous rendons sur le sentier des ocres.
Deux boucles sont aménagées de 35mn et 50mn. Faute de temps, nous prenons celle de 35mn.
Ces sentiers sont balisés et agrémentés de panonceaux didactiques permettant de découvrir
la flore ainsi que les étonnants paysages formées par les anciennes carrières.
L’érosion a sculpté des aiguilles de fées que nous n’avons pu voir car elles se trouvent sur le sentier de 50 mn. Nous devrons revenir.
Après avoir enfin récupéré les 5 personnes perdues dans le village, nous allons
au conservatoire des ocres.

Dans cette usine, fermée en 1963, on transformait l’ocre extraite des carrières. La 1ère étape consistait à éliminer le maximum de sable en le versant dans un batardeau avec de l’eau. Après malaxage, le sable se déposait au fond et l’ocrier évacuait le mélange d’ocre et d’argile vers des bassins de décantation. L’ocre reposait dans ces bassins et l’argile se déposait au fond. Plusieurs couches successives étaient amenées dans les bassins jusqu’à la fin de l’hiver et mises à sécher tout l’été. Elles étaient ensuite découpées en briques et conduites au four pour séchage puis au moulin où elles étaient broyées et mises dans des sacs ou des tonneaux.

Visite très enrichissante au cours de laquelle nous avons pu nous rendre compte de la difficulté de ce métier et surtout de l’air chargé d’ocre que les ouvriers respiraient, ce qui entrainaient de nombreux décès.

Notre voyage étant terminé, nous avons déposé Elodie à Goult et repris le chemin du retour.

Nous pensons qu’il y a énormément de sites à voir dans cette région et nous nous promettons d’y retourner, et, pourquoi pas dans le même hôtel et  avec la même guide.

Nous sommes arrivés à Pézenas vers 20h, satisfaits pour la plupart de notre voyage.

Merci Bernadette pour cette organisation parfaite.