Tarn-Mémoire de Mineurs & Vignobles de Gaillac

Le 15  mai 2018, tôt ce martin là, au départ de Pézenas pour deux jours, nous prenons la direction de Cagnac les Mines en Tarn, à la rencontre et l’évocation de l’histoire sociale et industrielle du bassin minier. Le temps ne se prête guère à notre voyage. Mais la pluie du matin, n’arrête pas… le pèlerin…

aux alentours de 10 h 00 , nous sommes accueillis au musée départemental de la mine, où une projection cinématographique nous montre, les études géologiques minières  de la région, le dure travail des mineurs de jadis à hier ( sic) , puisque les mines aujourd’hui sont fermées. (NDLR)

 

Emmenés ensuite, sur une ancienne exploitation à ciel ouvert,(une découverte en langage ou vocabulaire de mineur) nous découvrons la vaste étendue du terrain qui s’étend sur plusieurs hectares et qui se développe au fur et à mesure de la production  de charbon. Exploité, avec des machines, nommées  » Les Géants » ce sont des excavatrices, équipées de grosses roues dentées,  qui déchiquettent  les sols pour en extraire la houille noire. D’énormes camions chargés par des bennes sur câbles emmènent le charbon vers des sites de triages et de concassages . Tout est assez spectaculaire.

Après un repas fort bien apprécié et copieux, nous sommes descendus 350 mètres sous terre…, (Illusions créées, par le ronronnement et le bruit des secousses lors de la descente de la cage dans le puits de mine.( mais chut…!!! nous sommes restés en surface.)

Les portes du skips s’ouvrent, et nous découvrons, la galerie qui est un univers inconnu et connu pour d’autres. L’émotion est  impressionnante, elle est partagée,  elle est palpable, elle est forte… Pour certains, c’est un retour du temps ,les souvenirs remontent ,se retrouver concrètement dans un lieu, dans une atmosphère qui leurs rappellent , un moment du labeur de  leur  jeunesse, les émeuvent . Nombre de personnes ont aussi des membres de leur famille  qui sont d’anciens mineurs.

Le progrès technique de l’ère industrielle, permet de visualiser  les diverses périodes d’exploitations du charbon du XIX ème au XX ème siècle. Elles s’identifient et se démontrent par l’évolutions techniques des galeries.

 

Dans un décor, très bien reconstitué, nous découvrons, l’évolution de l’outillages des mineurs de fond. Du pic ou de la pioche, au marteau piqueur pneumatique aux excavatrices hydrauliques. Le travail des machines  facilitent  la production et rend le travail manuel moins pénible. Elles se meuvent par la force de l’énergie hydraulique.

Les galeries soutenues par des étais de bois (le boisage) ,petit détail, le boisage est constitué de bois de sapins, sa particularité parler aux mineurs lorsque la pression de charge de la terre morte est trop forte, il craque de façon sèche, il avertit le mineur d’un éboulement éventuel.

 L’évolution technologique  permet  pour une sécurité plus importante, d’utiliser des étais  en acier plus solides, ils remplacent le bois  pour soutenir la terre afin qu’elle ne s’effondre et forme des éboulements dans les galeries . Ces étais possèdent une fonction hydrauliques , qui leur permet de se mouvoir et de  changer de coté dans la galerie, lorsque l’exploitation du charbon est terminée sur la partie collatérale. 

Sorti au grand air, nous prenons la direction de la ville d’Albi. Arrivée à l’hôtel nous prenons possession de nos chambres, qui sont au demeurant  spacieuses et confortables. Quelques erreurs, de chambres individuelles, viennent troubler quelque peu l’ambiance. Mais tout rentre dans l’ordre, après rectifications et négociations. Ensuite temps libre, visite de la ville pour chacun. Le repas est pris en groupe et la  soirée se déroule sereinement et le dîner est apprécié.

Le lendemain matin,  Monsieur Costes Damien, directeur de Tarn-Tourisme, suite aux quelques petits soucis de chambres, par un geste commercial,  nous offre la visite guidée de la cathédrale Sainte- Cécile ce qui permet  de découvrir ou redécouvrir la cathédrale pour certains .

 

Merveilleuse cathédrale, classée au patrimoine mondial de L’UNESCO, cette cité épiscopale renferme des milliers de trésors culturels. Elle est construite de 1262 à 1480. Les fresques de sainte-Cécile représentent la plus grande surface de fresques de la Renaissance en France. Elle est la seule cathédrale d’Europe dont les murs et les voûtes sont demeurés entièrement peints sur une surface d’environ 18 500 m². Et tant d’autres sujets… trop longs pour les décrire dans ce texte.

 

 

 

Nous reprenons en fin de matinée, le bus, conduit par Jean Luc, qui est un  excellent conducteur et il nous fait regagner pour une visite , l’abbaye Saint- Michel, située à Gaillac. Abbaye  qui retrace l’ histoire de la ville, de la vigne de la région.

Nous rejoignons ensuite le domaine viticole de Gaillac. Pour un repas bien mérité et attendu par tout le monde . Nous avons de la chance, nous  passons aux travers des gouttes de pluie qui nous suivent depuis Pezenas.

 

 

 

 

Accueilli par le maître des lieux et sa famille, nous avons le plaisir de découvrir, par  dégustations les  différents vins produits par le viticulteur.

Le repas totalement campagnard est servi dans la salle de réception du domaine, par le viticulteur et sa famille , dans une ambiance conviviale et bucolique , très agréable .

Après la visite du chais et  quelques achats, nous reprenons le chemin du retour.

Ces deux journées furent riches en découvertes culturelles et  avec un  goût prononcé du terroir Occitan…

Toutes les personnes présentes,  m’ont fait part de leurs satisfactions et encouragements pour un prochain départ. Je les en remercie.

Amicalement

Jean François Brito