Bunkers Agde Tamarissière

Vingt deux membres de notre association  partent en covoiturage à  la Tamarissière 34 pour visiter des bunkers  de la  guerre  39-45. Notre guide (de l’association Agde histoire 39-45) et deux adjoints férus  de cette époque  nous invitent à  un peu d’histoire.

En 1942, Hitler ordonne l’envahissement  de la zone libre française  au sud.

900 bunkers sont construits selon des modèles  standards sur la côte méditerranée afin de verrouiller le fleuve hérault et empêcher  un éventuel débarquement.

50 bunkers sur Agde ont été  construits sur 3 lignes en 18 mois. Leur construction sur place était effectuée par des ouvriers rémunérés,  français,  espagnols.

Ces 500 ouvriers étaient regroupés  dans un camp allemand près du lieu  de Notre Dame de l’Agenouillade.

 

Nous sommes  devant le bunker restauré 622 (inauguré le 8 mai 2025) qui sert de point d’information et l’association accueillante prend notre groupe en photo.

A présent nous entrons donc dans  le bunker, plongés  dans un site guerrier mais curieux  de voir ce lieu aménagé avec des objets d’époque.

Ici, maquette des 3 lignes de bunkers  pour la défense  côtière,  uniformes allemands, mannequins habillés.

En suivant, nous visitons le bunker 610 de 200 m2 de surface habitable qui était le poste de commandement de la batterie de la Tamarissière.

Le commandant  avait sa chambre, les soldats dormaient autour de la salle commune.

Nous observons le téléphone  de forteresse relié  à  tous les bunkers en langage codé.

Également le périscope, le télégraphe de Morse, quelques cartes géographiques pour  emplacement des canons, des mines.

On note qu’ils avaient un système de ventilation mécanique assurant l’oxygène tout en filtrant les impuretés et les agents toxiques.  Le détecteur de manque d’oxygène était  malheureusement un oiseau mort dans sa petite cage.

Par ailleurs, l’eau   devait être stockée et en cas de confinement prolongé,  les purificateurs à  charbon actif étaient employés.

Les Allemands se chauffaient grâce à un poêle à  charbon.

A côté du bunker 610, le 638 est l’hôpital de campagne allemand  de 220 m2 dédié  aux soldats blessés à  secourir.

Nous y découvrons la salle des patients lourds, salle d’opération avec le matériel  chirurgical d’époque, salle de garde, latrines pour les blessés.

Notre groupe réalise qu’il ne fait pas froid à l’intérieur d’un bunker car les murs en béton armé sont de 2 m d’épaisseur.

Question nourriture,  les Allemands étaient ravitaillés. Ils stockaient et se servaient au village,

La salle à  vivre que nous visitons montre des marques de conserves de l’époque et du vin mousseux mélangé  au jus d’orange.

Au final, ce bunker d’hôpital allemand est resté plutôt inusité car le débarquement n’a pas eu  lieu au sud de la France.

Nous avons eu plaisir à  connaître  ces lieux particuliers près  de notre méditerranée et nul doute que nous reviendrons.

Merci Bernadette.

Martine

Invit. Les Bunkers 13 01 26