Perpignan-« Perpinya’ « ( en Catalan). 15 mars 2018

Ce matin là, par un temps frais et humide, nous embarquons dans le bus en Pézenas en direction de la capitale Française de la Catalogne, Perpignan…

A la descente du car en Perpignan, la place du Castillet est ensoleillée à notre plus grande satisfaction, et là nous attend Madame notre guide et le petit train des rues.

Tels des bobets, nous montons à bord des wagons et nous voilà parti,  pour déambuler une grande partie de la matinée à la découverte des rue et architectures des maisons dites  » Art Nouveau » ou « Art Déco ». Quelques airs de trompette « Jazzy » nous apportent un peu de rythmes , je regrette que la visibilité à l’intérieur des voitures du train soit réduite, elle ne nous a pas permis de distinguer l’architecture des maisons décrites par Madame notre guide, et le conducteur, n’a pas eu une écoute attentive aux interventions démonstratives de notre guide,il allait trop vite. Dommage…

Tous ceux qui y sont passés et qui ont circulé dans plusieurs quartiers le savent et en garderont un souvenir : Perpignan est LA ville Art Déco de par la quantité des constructions proposées au regard. Leur nombre est tout à fait vertigineux. La ville possède plusieurs quartiers intégralement « Années 30 » où une majorité de bâtiments aura de l’intérêt pour  l’Art Déco : Les quartiers de la gare, Clémenceau, Jardin d’enfants, Mercader, Palais des rois de Majorque, Saint-Jacques, bas-Vernet… Tels des taguenets,avec des douleurs au dos et aux jambes, à cause de la promiscuité des espaces assis réduits et l’inconfort dans le train ont gâché un peu le plaisir. Dommage…

Après cette visite de la ville en train, nous nous sommes dirigés aux travers des dédales de rues magnifiques, bordées de maisons aux accents architecturaux méridional et de styles Romans. L’usage   particulier du marbre est présent, tant sur les façades des maisons et il constitue également les bordures des trottoirs. Place de l’Horloge, juste dans l’axe de la  Cathédrale Saint Jean Baptiste de Perpignan se dresse une fontaine majestueuse toute faite de marbre blanc veiné de noir. La Cathédrale Saint-Jean Baptiste  est un édifice construit entre 1324 et 1509. La cathédrale est de style gothique méridional : une large nef unique (80 mètres de longueur, 18 de large, 26 de hauteur) de sept travées s’ouvrant sur un transept et une vaste abside à sept pans. La façade occidentale ne semble pas avoir été achevée. Lors des restaurations au XIX ème et XX ème siècles, une fenêtre de style gothique percée dans la façade remplaça la grande baie rectangulaire que l’on peut voir sur d’anciennes cartes postales. Le porche, ainsi que l’actuelle tour de l’horloge, furent établis au XVIII ème siècle. Le mobilier de la cathédrale est riche. Parmi les nombreuses pièces : le retable du maître-autel XVI e au XIX e siècle, qui eut une histoire mouvementée), l’orgue (dont l’origine remonte à 1504 : les panneaux peints et la décoration remontent à cette date), les vitraux néo-gothiques (deuxième moitié du XIXe siècle), le Dévot Christ du XIX e siècle (exposé dans la chapelle du même nom, attenante à la cathédrale et dont l’origine remonte au XVI e siècle).

Vers 12 h 00, la visite est terminée…,nous rejoignons le restaurant, pour reprendre des forces, après cette matinée riche culturellement. Le repas qui nous est servi est des plus agréable et très gustatif. Toutes les personnes ont apprécié le cadre et la sympathie du personnel.

 

 

L’Hotel de Ville, La maison des consuls

Bâti en 1318, l’édifice primitif, qui ouvrait sur la place par deux arcades en plein cintre, est à la base du vestibule de l’hôtel de ville.

Son plafond peint du XIVe siècle repose sur des corbeaux sculptés d’un bestiaire fantastique.
La maison consulaire fut exhaussée et agrandie aux XVI e  et XVII e siècles.
La Méditerranée, d’Aristide Maillol, médite au centre du patio. La façade de cailloux roulés est typique de l’architecture catalane, les grilles en fer forgé de ses larges portes sont du 18e siècle. Les trois mains ou bras en bronze, sur la façade, symbolisent l’organisation sociale de la cité sous l’Ancien Régime. Depuis le Moyen Age, la place de la loge forme le centre vital de Perpignan avec la présence des différents pouvoirs locaux : la Bourse des Marchands ou Loge de Mer, l’Hôtel de Ville et le Palais de la Députation. Vers 1315, la « maison de ville » de Perpignan qui existait déjà au XIIIe siècle subit des travaux d’agrandissement  dont témoigne probablement l’actuel vestibule et ses corbeaux sculptés d’êtres et d’animaux fantastiques. En 1368, les consuls achètent une grande demeure située sur la rue de la Barre en vue d’un nouvel agrandissement. La cour intérieure et son portique sur deux ailes de bâtiment daterait du règne de Charles Quint. Les 2 grandes salles situées dans l’aile orientale de l’édifice remontent, quant à elles, à la campagne de travaux qui eut lieu entre 1591 et 1605.

Au rez-de-chaussée, la salle consulaire, actuelle salle des mariages, possède un très beau plafond peint à caissons étoilés de la fin du XVIe siècle, tandis qu’au 1er étage, la salle Saint-Jean, actuelle salle du conseil municipal, était aménagée en chapelle dédiée à la Vierge et au saint patron de la ville, saint Jean-Baptiste. D’importants aménagements modifient la distribution à l’extrême fin du XVIIe siècle. La façade principale a été profondément remaniée au début du XXe siècle, mais les grilles sont datées de 1710. Enfin, la partie de façade comprise entre la loge de mer et l’hôtel de ville a été reconstruit en 1951.

 

Eglise Saint Jacques

L’église Saint Jacques est située, sur la commune de Perpignan. Elle est sans doute l’église la plus connue de la ville après la cathédrale St Jean-Baptiste. Elle se trouve dans le quartier du même nom, rue de la Miranda, au sommet de l’une des deux collines de Perpignan. Cette église date de 1245, sa construction a été décidée par Jacques premier de Majorque. À l’époque elle n’était pas incluse dans les remparts, elle le deviendra au cours du XVI ème siècle lors de l’extension des remparts. En 1699 une nouvelle chapelle lui est adjointe à l’Ouest, celle de la Sanch. Assez grande, la particularité de l’ensemble réside dans le fait que le mur qui sépare la chapelle de l’église a été abattu, et donc le visiteur peut voir deux rétables du maître-autel qui se font face. Sa nef unique abrite de magnifiques retables de style catalan. La voûte repose sur des arcs diaphragmes, elle a été refaite en 1785. Le portail d’entrée est en marbre blanc de Céret, il a été installé au milieu du XVII ème siècle après avoir été démonté de la façade de l’église de la Réal. Le clocher est récent comme la qualité de son appareillage le prouve, il a été construit en 1849. Il faisait suite à deux autres clochers qui ont tous deux été démolis. Cette église est le point de départ, le Vendredi Saint, de la procession de la Sanch, tradition religieuse catalane célébrant la passion du Christ depuis le XV ème siècl siècle

Voilà un récapitulatif, de notre journée en Perpignan ou Perpignà pour les aficionados… Catalan…

Merci à Bernadette  et Françoise pour cette journée riche en découvertes, en histoires et en architectures Art Déco inconnue pour certains d’entre nous à ce jour.

Cordialement

Jean François Brito