Compte rendu Visite de Pézenas

Association « bienvenue au pays »  a organisé le 30 mars 2018

une visite de Pézenas

 C’est Denis Nepipvoda, qui nous a fait profiter de ses compétences pour découvrir l’histoire, et l’évolution de l’architecture de la ville

L’origine de la ville est inconnue, mais Pline l’ancien parle de Cessero (St Thiberry)  de Piscenae par rapport à la laine mais aucun vestige n’est retrouvé.

En 990  Guillaume vicomte de Béziers donne à sa fille Garsinde la villa Pedenatis avec une église primitive St Pierre.

Les templiers ont un étang  très poissonneux,  mais piscina en latin ne concerne pas la pisciculture, c’est  le bassin à laver les laines.

Cent ans plus tard l’habitat dispersé se regroupe autour du château  seigneurial et se protège d’une enceinte on parle alors du Castrum de  Pézenas.

La commanderie des templiers est englobée dans la ville.

Simon de Montfort chef de la croisade contre les Albigeois se voit octroyer la seigneurie de Pézenas.

Amauric cède la première ville de l’Occitanie médiévale à des banquiers pour régler ses dettes.

En 1261 le roi Saint Louis rachète le fief  qui devient donc vassal du roi.

L’avantage est le privilège d’organiser des foires dès 1271, où achats et ventes sont obligés d’être réalisés, puis ensuite avec la ville voisine Montagnac.

La cochenille du chêne kermès permet de colorer les draps en un rouge plaisant aux orientaux

Jacques Cœur  participe aux foires de Pézenas et achète de nombreux marais salants, il devient très riche et le roi en prend ombrage et J Cœur emprisonné arrive à s’exiler en Italie où il mourut.

Dès le début XVIème Pézenas simple marché de la draperie devient la capitale de la province du Languedoc  (pendant de Toulouse capitale principale).

Les gouverneurs de la province sont tous issus de la famille des Montmorency, qui s’installe à Pézenas.

Les états généraux y tiennent régulièrement leur session à partir du début du XVIe siècle

C’est la plus grande province du royaume

Cette transformation entraîne un développement de quartiers neufs, une nouvelle enceinte est construite, La construction du Quay en 1627 fusionne ces deux parties de la ville.

Les guerres de religion  sévissent : Pézenas est catholique, Montagnac protestante.

En 1632, le Languedoc se soulève contre le roi Louis XIII.

Le gouverneur Henri II de Montmorency fait prisonnier est décapité.

A partir de 1650 Pézenas retrouve ses fastes.

Armand de Bourbon, ayant participé à la fronde des Princes, vient se réfugier dans sa demeure familiale : la grange des Prés. Il protège Molière qui devient comédien personnel des Conti, sœur des Montmorency.

Devenant Gouverneur du Languedoc en 1660 et assure à la ville une importance politique majeure.

A la mort du Prince de Conti le déclin politique de la ville s’amorce et Montpellier devient la capitale du Languedoc au XVIIIème siècle. Au XIXème le chemin de fer ne passera pas par Pézenas mettant un terme définitif à cette brillante histoire.

Du 15 au 16° siécle il reste quelques traces de maisons à pans de bois au numéro 12  de la rue Montmorency on peut retrouver quelques pans de bois ainsi que les pierres verticales séparant  maisons.

Hôtel Lacoste 1509 dont le propriétaire vient du Rouergue

En 1511 l’hôtel  est retrouvé au compoids . Au XVIIème siècle, la taille, rendue permanente en 1439 pour entretenir l’armée royale, est le principal impôt direct. Profondément inégalitaire dans les pays d’élections où elle pèse sur les seuls roturiers, elle est dite réelle dans les pays d’états et s’applique à tous les propriétaires de biens fonciers non nobles que sont la grande majorité des terres. Ce sont les états provinciaux, assemblées représentatives des trois ordres, qui négocient le montant de l’impôt, procèdent à sa répartition par diocèses et par communautés, et en contrôlent la collecte. La répartition des charges entre les individus est effectuée à partir du compoix, registre officiel (en général sans plan) qui détaille, évalue et totalise, sous le contrôle de la communauté, la surface, la nature et la valeur des biens-fonds de chaque propriétaire.

C’est la grande demeure des Montagu. La porte est du 13ème siècle

La commanderie des templiers allait de la poste actuel jusqu’à l’église St Jean Dès la révolution amélioration pour avoir une rue qui va de part en part de la ville.

Le pont est en face de la porte St Jean

Le cloître de la chapelle des templiers est détruit.

Pendant la guerre de 100 ans il était dangereux d’aller à la messe les templiers cèdent la chapelle à condition que l’église soit sous la protection des Sts Jean Baptiste et Jean l’Evangéliste.

VI ème siècle elle devient trop petite,  en 1733 elle s’écroule et elle est reconstruite

En 1950 l’inventaire des biens de l’église et de la commune est fait. L’église est un bien communal.

Une grande tension s’en suit, on retrouve même des catholiques enchaînés dans l’église

Rue de la canabasserie : la canabasserie est le rouissage pour la draperie et la corderie

Rue triperie vieille :

Un petit pont relie les deuxièmes étages de deux maisons qui ont le même propriétaire ce qui était assez fréquent à cette époque.

Au n° 12 calendage en bois :

On y voit des traces de  maison à pans de bois. Les seuls vestiges conservés en sont les murs de pierres verticales, qui servaient de murs mitoyens.

Au 11 l’Hôtel de Ribes  est remodelé au XVIIe siècle

 Hôtel Sebasan : à droite un beau grand balcon en fer forgé du 18ème

 

 

 

 

Hôtel de Peyerat  rue de Montmorency, a son rez-de-chaussée au niveau du premier étage de la partie basse (office de tourisme actuel) et se trouve dans une courbe du rempart. Sa porte et ses deux échauguettes donnent la prestance au bâtiment.

 

 

 

 Hôtel Baudoud (1630)

On observe une grande de salle de réception au 1er étage des chambres et un cabinet privé

Les fenêtres ne sont pas ordonnancées : c’est à dire non disposées de manière régulière.

 

 

 

 L’ancienne maison consulaire

( actuellement maison des métiers d’arts) possède une façade ordonnancée avec un grand balcon en fer forgé. L’architecte était aussi ferronnier !

 

 

 

Hôtel de Moulceaux les fenêtres à meneaux disparaissent (on voit les traces sur les façades) pour donner place à de grandes fenêtres.

Au 18ès on observe l’apparition de grandes arches grâce à l’amélioration des techniques de construction.

Les murs étaient recouverts d’enduits et de badigeon à base chaux blanche ce qui permettait la réflexion de la lumière, ainsi que les cheminées.

La ferronnerie remplace les balustres.

C’est le seul hôtel possédant un jardin.

 

Rue de la foire : 15è s

1 porte aucun accès direct

 

 

 

 

Rue des D’André

Une porte biaisée en trompe l’œil, pour pouvoir être vue des 2 rues : Emile Zola et Alfred Sabatier.         Cette porte donne sur une porte perpendiculaire qui donne accès à un escalier à vis à cause de niveaux différents.

 

 

Le cours Jean Jaurès est aménagé à l’emplacement des anciens fossés. Les maisons qui y étaient adossées et qui s’ouvraient rue de la Foire, vont pouvoir avoir un accès direct et se doter de nouvelles façades lors de la destruction de la muraille et du comblement des fossés.

 

 

 

 

Amicalement

Marie Hélène